L'ONU en Bosnie

Par Dzana le vendredi 09 novembre 2007. Rubriques : Guerre de Bosnie.

De par sa présence permanente du début à la fin des conflits, l'ONU a joué un rôle de premier plan dans la guerre de Bosnie, au milieu de plusieurs peuples qui s'entretuaient. L'ONU garde de la Bosnie un souvenir amer, celui d'une mission manquée. Dépassée par les événements, perdue dans des discours et des tergiversations sans fin, empêtrée dans une neutralité grotesque, incapable de trancher et de prendre la moindre décision, paralysée par la politique des états "influents", devant essuyer le déshonneur de voir massacrer des populations dont elle était sensée assurer la sécurité, et subir le ridicule d'être malmenée par une armée de barbares qui n'a pas hésité, en mai 1995, à prendre 400 Casques bleus en otage.

Mais tout d'abord, je tiens à préciser que le but de cet article, et de mon blog en général, n'est pas jeter la pierre sur qui que ce soit, et surtout pas sur les simples Casques bleus, des Français, des Hollandais, des Italiens, venus s'embourber dans cet enfer pour protéger un peuple qui n'était pas le leur. Ces hommes-là ont risqué leur vie, certains l'ont perdue, et je sais que la grande majorité de ces soldats volontaires souhaitait réellement résoudre le conflit. Les Bosniaques remercieront toujours ces hommes, qui malheureusement n'avaient pas la possibilité de faire leur métier dans des conditions correctes, et ont été victimes d'une hiérarchie totalement submergée par les événements.

Il est beaucoup plus difficile, en revanche, de trouver des excuses au conseil de sécurité de l'ONU ou à son secrétariat général. Que l'ONU refuse de prendre parti dans une guerre qui oppose deux peuples pour des raisons personnelles et culturelles, c'est très bien. Mais que l'ONU refuse d'intervenir quand il y a très clairement un agresseur, surarmé, et un agressé, sans défense (au début), c'est difficilement compréhensible. Dans cet article, je vais présenter brièvement les principaux protagonistes de l'ONU , sans trop entrer dans les détails. Nous développerons éventuellement tout ceci dans d'autres articles, consacrés à tel ou tel épisode de la guerre de Bosnie.

L'ONU

Tout d'abord, peut-être est-il utile de rappeler ce qu'est l'ONU (Organisation des Nations Unies) et quelle est sa mission. Créée au lendemain de la seconde guerre mondiale, elle succédait à la SDN (Société des Nations), à la différence majeure que, contrairement à la SDN, l'ONU dispose d'une force militaire, les Casques bleus, alimentée par les différents états membres en échange de contributions financières intéressantes. Le premier objectif de l'ONU, en vertu de sa charte, est de "Maintenir la paix et la sécurité dans le monde". Puis si possible, toujours en vertu de sa charte, de "développer des relations amicales entre les nations" et d'une manière générale réaliser une coopération internationale entre tous les pays. On parle aussi parfois de "Communauté internationale", bien que ce terme n'ait aucun fondement juridique, et ne désigne pas l'ONU mais l'ensemble des pays du monde, surtout les pays dits "influents".

Drapeau de l'ONU
Drapeau de l'ONU
CC - domaine public

Les principaux organes de l'ONUsont :

  • Le secrétariat général. Le secrétaire général est en quelque sorte le grand "premier ministre" de l'ONU, chargé d'appliquer les décisions prises par le Conseil de Sécurité. Il est élu pour cinq années, et en général ressortissant d'un pays en voie de développement.
  • Le Conseil de Sécurité. Composé de 15 membres, dont 5 membres permanents que sont les Etats-Unis, la Russie, la France, le Royaume-Uni et la Chine. Ces cinq états sont donc de très loin les plus influents au sein de l'ONU, en outre ils possèdent un droit de veto sur toutes les décisions. Ce qui est très problématique, car de ce fait aucune décision ne peut être prise sans l'accord unanime des cinq...
  • L'assemblée générale : composée de l'ensemble des états membres (192 à l'heure actuelle), son rôle est de conseiller le Conseil de Sécurité.
  • Une armée : les Casques bleus, fournis par les différents états membres.

En résumé : l'assemblée conseille, le Conseil de Sécurité décide, le Secrétaire général applique.

L'ONU possède également un ensemble d'organes et d'institutions : UNICEF, UNESCO, HCR, etc...

La FORPRONU

Pendant les six mois de guerre en Croatie, en 1991, l'ONU a ordonné quatorze cessez-le-feu. Aucun ne fut respecté, et malgré le ridicule de la situation, son Secrétaire général continuait d'ordonner la fin des violences. Finalement le quinzième cessez-le-feu sera le bon, et enfin respecté par l'armée serbe. Il faut dire qu'ils n'ont plus grand chose à bombarder, puisqu'ils se sont rendus maîtres de toute la partie de la Croatie qui les intéressait. L'ONU créa alors la FORPRONU : Force de Protection des Nations Unies. Son rôle était d'assurer la protection des civils sur les zones conquises par la Serbie, ainsi l'ONU reconnaissait et validait implicitement les conquêtes de Slobodan Milosevic, ce qui déjà, en soi, était assez honteux.

Puis la crise s'est étendue en Bosnie-Herzégovine, prenant une ampleur démesurée et bien supérieure à celle de la Croatie, ainsi qu'en Macédoine. Les effectifs de la FORPRONU furent alors augmentés et renforcés, les Casques bleus déployés sur le territoire bosnien. Leur mission consistait tout d'abord à protéger l'aéroport de Sarajevo, de manière à permettre le départ des habitants d'une part, et l'arrivée de l'aide humanitaire d'autre part. Leur rôle était ensuite d'assurer la sécurité des fameuses enclaves... Les enclaves, rappelons-le, étaient des villes habitées par des Bosniaques (du moins à majorité bosniaque) mais se trouvant en territoire serbe. La vie à l'intérieur des enclaves était un enfer, puisque les habitants étaient soumis à un siège intensif et parfois même un bombardement quotidien. Ces enclaves, symboles de la Bosnie agonisante, étaient : Sarajevo, Bihac, Gorazde, Zepa, Tuzla et Srebrenica (lire : le siège de Sarajevo).

Les soldats assuraient tant bien que mal la sécurité de ces "zones protégées". Il faut toutefois préciser que la vie des Casques bleus y était très rude. Les tchetniks (soldats serbes) se moquaient éperdument de leur neutralité, et n'ont pas hésité à les attaquer ou les faire prisonniers à plusieurs reprises. Les Casques bleus étaient parfois soumis au même "régime" que leurs "protégés" : isolement, manque de vivres...

En 1995 l'OTAN, ayant compris que l'action de l'ONU menait le pays tout droit à la mort, prit le relais et bombarda les positions serbes. Deux mois après les accords de Dayton, elle fut retirée de Bosnie-Herzégovine et remplacée par la SFOR (de l'OTAN).

Les hommes du secrétariat général

  • Boutros Boutros-Ghali. Il fut le secrétaire général de l'ONU pendant toute la durée des conflits en Bosnie-Herzégovine, de janvier 1992 à 1996. De nationalité égyptienne, ancien ministre des affaires étrangères d'Egypte, on peut dire qu'il n'est vraiment pas dans le coeur des Bosniaques. On lui reproche surtout son total manque d'initiative et son incapacité à trancher clairement dans les questions bosniennes. Bien sûr, le secrétaire général ne décide pas, il est directement dépendant du Conseil de Sécurité. On ne peut donc pas l'accuser de tout, ce serait trop facile. Il est clair qu'il était manipulé par les différents membres permanents du Conseil. Peut-être n'avait-il pas la personnalité et la force de caractère nécessaires pour un poste aussi important. On peut toutefois s'étonner de sa grande facilité à s'accommoder du déshonneur de laisser massacrer un peuple dont il était sensé assurer la protection.
  • Kofi Annan. Il fut le sous-secrétaire général de l'ONU à partir de 1993. Il était donc l'adjoint de Boutros Boutros-Ghali. Il devint plus tard à son tour, de janvier 1997 à décembre 2006 (soit deux mandats successifs) secrétaire général. Il obtint le prix Nobel de la paix en 2001. Une chose est sûre : ce n'est pas en Bosnie qu'il a gagné ce prix Nobel, puisqu'il fut tout aussi hésitant et dépassé par la crise que son supérieur hiérarchique de l'époque Boutros Boutros-Ghali.
  • Yasushi Akashi. Représentant spécial du Secrétaire général en ex-Yougoslavie. Pendant que les Bosniaques étaient massacrés par milliers à Srebrenica, ce Japonais déjeunait avec Ratko Mladic (chef de l'armée serbe) à Belgrade... Apparemment peu intéressé par le sort de ses "protégés".
Boutros Boutros-Ghali
Boutros Boutros-Ghali
Archives nationales - Etats-Unis
Kofi Annan
Kofi Annan
C - photo de Ricardo Stuckert/PR/ABr

Les commandants de la FORPRONU

  • Philippe Morillon. Ce général français fut le commandant des forces armées de l'ONU de septembre 1992 à juillet 1993, soit pendant la première année de guerre de Bosnie. En mars 1993, il sauva les habitants de Srebrenica d'un massacre, c'est indéniable, puis leur déclara : "Je ne vous abandonnerai jamais". Cependant il changea de poste pour diriger la Force d'Action rapide. Etonnant personnage... D'après ce qu'il a expliqué lors d'une audition à l'Assemblée nationale, il voyait dans la guerre en Bosnie un conflit entre belligérants, opposant deux armées, et refusant de reconnaître un agresseur et un agressé. Il explique également, toujours dans cette audition, que Ratko Mladic n'avait probablement pas planifié le massacre de Srebrenica. Il y aurait beaucoup à dire sur ce sujet, nous y reviendrons dans d'autres articles. (Lire : Le génocide de Srebrenica)
  • Bernard Janvier. Il fut également commandant de la FORPRONU, de mars 1995 à janvier 1996, soit pendant la période incluant la tombée des enclaves de Zepa et Srebrenica. Difficile de ne pas sourire devant sa naïveté, quand il explique : "Mladic a compris qu'il y a des choses qui, tout simplement, ne se font pas".
Philippe Morillon
Philippe Morillon

Quelques faits

  • Protection de l'aéroport de Sarajevo pendant toute la durée des conflits.
  • Protection des enclaves. Mais les moyens n'étaient pas à la hauteur des besoins, les effectifs de Casques bleus beaucoup trop faibles. Ce qui a conduit à la tombée de plusieurs enclaves aux mains des Serbes, notamment Zepa, Gorazde et Srebrenica. Quant à l'enclave de Bihac, elle ne fut libérée que par l'armée bosno-croate en 1995. La sécurité assurée par l'ONU fut donc relativement superficielle et inefficace.
  • En mai 1995, le général de l'armée serbe Ratko Mladic, agacé par des bombardements de l'ONU sur des points stratégiques, capture et garde en otages 400 Casques bleus. Les télévisions du monde entier retransmettent les images des soldats attachés à des poteaux près de dépôts de munitions. La moitié sont des Casques bleus français.

Retrait de l'ONU

Après trois années et demi de tergiversations, l'ONU a perdu toute crédibilité en Bosnie-Herzégovine et dans le monde entier. L'opinion mondiale s'émeut du sort des habitants de Srebrenica, et un mois plus tard des dizaines de morts provoqués par un obus envoyé sur le marché de Sarajevo. En France, le président Jacques Chirac, nouvellement élu à l'Elysée, se veut un peu moins passif que son prédécesseur sur la question bosnienne, et Bill Clinton aux Etats-Unis lève l'embargo sur les armes. Depuis quelques mois, les Bosniaques et les Croates ont remporté plusieurs batailles, prouvant contre toute attente qu'ils étaient encore là et bien là, et que rien n'était joué. L'OTAN prend le relais de l'ONU et bombarde intensivement les positions stratégiques serbes. Ceux-ci se replient dans la panique... et c'est ainsi que s'arrête la guerre. Il aura suffi de quelques jours de bombardements pour dissuader la soldatesque de Mladic, alors que l'ONU tentait depuis trois ans et demi de calmer le jeu par des accords et des rappels à l'ordre. Combien de morts auraient pu être évités ?

Lire la suite : Bosnie, 1993.

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Rubriques : Guerre de Bosnie.

Commentaires

Le dimanche 07 octobre 2007 à 21:18 par Sasa

Très joli article, qui je trouve n'accuse en aucun cas les soldats qui ont fait leur travail mais plutot ses hommes qui les dirigents, et qui n'ont meme pas oser level le petit doigt. On peut dire que la bosnie a servi d'exemple de l'inefficacite de l'ONU, qui ne pouvait fonctionner correctement à cause des pays qui se dispute pour proteger leur propre interet, que plutot porteger un peuple qui se faisait tuer.

Le mardi 23 octobre 2007 à 14:56 par Neko

L'ONU je les detesstes!!! j'ai de la haine contre eux et du mepris...ils ne foutait rien pendnat notre agonie!

Le dimanche 25 novembre 2007 à 20:51 par stefanie

salut en esperant que vous pouriez repondre a mes questions.je voudrais savoir quels objectifs l'armee serbe poursuit-elle en Bosnie?et quels moyens utilise-t-elle?
je fais un dossier et j'aimerais que votre reponse soit rapide.merci

Le lundi 26 novembre 2007 à 17:24 par Dzana

Bonjour Stefanie,
Acutellement ? Aucun, il n'y a plus de conflit militaire. Dans les années 90, c'était tout un ensemble de choses. Tu peux lire ceci : www.dzana.net/41-heures-y... et les articles suivants.
A bientot,
Dzana

Le samedi 19 janvier 2008 à 20:49 par miche2

très chère Dzana,
je suis une femme de 60 ans vivant au Québec. J'ai une jeune amie serbe, ANA, qui vivait à Belgrade avec ses parents pendant la guerre et à ma TRÈS grande honte, j'ai du avouer que je ne savais RIEN du conflit qui a bouleversé sa vie et celles de tant d'autres. Je n'aime pas beaucoup Internet qui permet de transporter dans le moindre coin de la planète des malheurs (pédophilie, par exemple)qui annulent, quant à moi, tout le bien qu'on peut faire avec ce médium. Mais je suis bien heureuse de dévorer tous tes écrits. C'est tellement bien expliqué, j'en ai appris plus en 2 jours que durant toutes ces dernières années sur les Balkans et sur le conflit dévastateur qui a ravagé vos vies. JE TE REMERCIE du fond du coeur et je n'en reviens pas de la quantité de travail et d'énergie investis dans ton site, de la puissance évocatrice des photos et de ta conscience professionnelle. Est-ce toi sur la photo avec l'accordéon?
michelle (trop vieille pour un pseudonyme)

Le dimanche 20 janvier 2008 à 15:58 par Dzana

Bonjour Michelle,

Je te remercie beaucoup, pour ta viste et pour ce gentil commentaire. Je suis ravie d'apprendre que mes articles aient pu t'aider à comprendre ce qui s'est passé dans les années 90 (et continue de se passer encore un peu hélas).
Je prendre beaucoup de plaisir à tenir ce blog, mais ce plaisir est encore plus grand quand il est partagé :)
Non, la petite fille à l'accordéon ce n'est pas moi : cette image est issue d'un clip amateur tourné à Sarajveo en 1993.

A bientôt,
Dzana

Le samedi 26 janvier 2008 à 16:06 par mokhtar

bonjour dzena je tient a te remercier et te feliciter pour ce site qui a du te demander un sacrer travail,j'etais a bihac en 1993 comme casque bleu et je te remerci d'avoir fait la diference entre nous simple soldat et les crapule qui nous on diriger,pour ma part je savait meme pas ou se trouvait la bosnie et vu se q'on mavait dit de la situation je me suis vraiment demander si j allait en revenir entier surtout en etant dans une compagnie de combat,d'ailleur certain ne sont jamais revenu.... pour aider les familles qui nous recevait j'ai souvent voler de la nouriturese dans nos reserve afin de leur donner et ce gratuitement c est la seul chose que j'ai pu faire de bien vu la situation dans la quel j'etait. je suis retourner a bihac en 2006 car pour ma part jen'ai rien a me reprocher vis a vis des gens il n'y a que ceux qui n 'on pas la concience tranquille qui n'iron pas ,et si tout va bien j'irais m'installer la bas car la bosnie a pris mon coeur! afectueusement mokhtar

Le dimanche 27 janvier 2008 à 19:38 par Dzana

Bonjour Mokhtar,
Eh bien je te remercie d'avoir fait tout ton possible pour aider les Bosniens qui étaient en grave danger ! Et je suis désolée pour tes amis qui ne sont pas revenus. Comme je l'ai écrit dans mon article, les simples Casques bleus, sur le terrain, ont souvent fait preuve de courage. Malheureusement leurs dirigeants n'ont pas été à la hauteur...
Merci pour ta viste et ton commentaire,
Dzana

Le jeudi 03 avril 2008 à 22:30 par uscha

joli article.
J'ai fait 2 sejour a sarajevo en 95-96 (batinf5 et 2), en que casque bleu et ifor en tant qu'infirmier. Pour nous, il etait moins dangereux de tourner le dos a un tchetnik qu'a un milicien bosniaque.

Le lundi 23 juin 2008 à 08:05 par changi ( site web )

Que dire d'un sujet aussi douloureux.

J'ai en tête un film de la BBC qui date de 1979 et qui s'appelle Warriors.

Ce film de 3h est extrêmement dur. A juste titre.
Il n'y a, c'est sûr, pas de mots assez forts pour décrire l'extrême cruauté du genre humain à cette période sombre de l'Histoire de notre Europe.
Ce film est un excellent film pour ceux qui comme moi ne comprenaient rien aux différents nationalismes Yougos, et qui souhaiteraient comprendre un peu mieux l'incompréhensible.
C'est un film pour que l'Occidental de base puisse "se glisser prudemment" 3h durant dans cette guerre ou rien ne se faisait à la vue de l'ONU.
Une sorte de caméra subjective qui retrace le parcours de jeunes soldats et officiers britanniques certes entraînés, mais pas préparés à laisser faire ce qu'un Homme digne de ce nom ne peut même imaginer. Les décisions hiérarchiques du non agir y sont plutôt bien décrites, quoique très mal acceptées.

La majeure partie du film se déroule en Bosnie, siège si ma compréhension du conflit est correcte des plus grandes abominations (même s'il est indécent de faire ce type de comparaisons).

Voilà, moi c'est un film qui m'a remué. Je suis né en 1980, j'avais donc 12-15 ans au moment des conflits Yougos. Quand je pense à ce que certains ont dû endurer et surtout au nom de quoi, je me sens vraiment un privilégié. Un pourri gâté dans un monde de borgnes.

Donc je vous conseille vivement "Warriors", il se trouve très facilement sur le site de la Fnac ou de Amazon. Malgré le prix, ça en vaut le coup. Pour les acteurs également : je donne 5/5, excellente interprétation.

Voici la fiche.
http://www.imdb.com/title/tt0119873/


Et surtout, j'attends vos commentaires très nombreux !

@+

CHANGi

Le mardi 24 juin 2008 à 20:33 par Dzana

Salut Changi,
Eh bien merci beaucoup pour cette référence, c'est noté, et j'essaierai de voir ce film :)

Le jeudi 04 décembre 2008 à 13:56 par marspat

bonjour, je pense que vous avez oublier le jours ou la guerre a basculé. c'etait le 27 mai 1995 la reprise du pont de vrbanja. Le marsouin Humblot a été abattu sur le toit du poste Est par un sniper. Un autre le marsouin de 1 classe Amaru, qui appuyait l’opération à la 12,7 de tourelle de son VAB, depuis le cimetière Juif, au sud, a été abattu d’une balle dans la tête, par un sniper lui aussi.
nous avons eux aussi 17 bléssés !!
n'oublié jamais ca

Le jeudi 21 janvier 2010 à 16:10 par sofylind

Bonjour,
Merci beaucoup pour cet article tres interessant Dzana. Vivant en Croatie et allant souvent en Bosnie, j'essaie de comprendre un peu mieux l'histoire complexe de ces pays de l'ex-yougoslavie, et notamment de la recente guerre. J'aimerais donc savoir si tu aurais des livres a recommander ??? Il est assez difficile de trouver des ouvrages en francais parlant de ce theme ici, je suis donc preneuse de tes suggestions !

Merci beaucoup et a bientot!

Le vendredi 05 février 2010 à 19:24 par didier

Bonjour

Merci pour cet articles trés intéressant.
J'ai des vidéos amateurs de mon séjour sur le Mont Igman et aux alentours.
Je suis arrivé en Octobre 1995 et suis repartis en Mars 1996.
J'ai servis dans les compagnies de combats du bataillon de chasseurs alpins Français.
Je suis en train d'essayer de mettre ces vidéos vhs en CD et donc je cherche des photos de cette période cruelle pour pouvoir garder une trace et je souhaite faire partager mes documents et souvenir avec d'autres personnes ayant séjourné dans la région à cette période où d’autres personnes intéresser.

Merci

Didier

Le vendredi 26 février 2010 à 16:52 par antoine

bonjour
j'ai ete soldat de l'onu a BIHAC
je voudrais savoir est ce que on percoie une petite retaite

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