Travnik

Travnik, située au centre de Bosnie-Herzégovine, est l'une des villes les plus intéressantes du pays et l'un des sites fondamentaux de son histoire sous l'Empire ottoman. Elle est très liée, aussi, à la vie du grand écrivain Ivo Andric (prix Nobel de littérature en 1961).


Travnik depuis les hauteurs au nord de la ville. (Photo : Albert Lázaro-Tinaut)

Située au beau milieu du territoire triangulaire de Bosnie-Herzégovine, la ville de Travnik a des caractéristiques et une personnalité qui la différencient d’autres localités de ce pays, actuellement divisé en deux entités nationales : la Fédération de Bosnie-Herzégovine – Federacija Bosne i Hercegovine (ou croato-musulmane, comme certains l’appellent encore) –, qui occupe 51% du territoire, et la République Serbe – Republika Srpska –, qui occupe 49%. Cette division, assez hasardeuse et qui impliqua d’importants mouvements de population, fut établie par les accords de Dayton (officiellement : General Framework Agreement for Peace – GFAP, stipulé le 21 novembre 1995 à la base aérienne américaine de Wright-Patterson, près de Dayton, Ohio), qui selon l’histoire officielle (la réalité la contredit continuellement) résolut le « conflit civil yougoslave » et, au passage, le « conflit » de Bosnie, la terrible guerre de Bosnie qui dévasta ce pays entre 1992 et 1995. En fait, dans l’actuelle Bosnie-Herzégovine s’affrontent (entre autres, plus cachés et subtils, et surtout plus sombres) les intérêts de trois grandes communautés très bien définies: les Serbo-Bosniens, les Croato-Bosniens et les Bosniaques (bošnjaci, nommés Musulmans, avec un m majuscule, pendant de nombreuses années et jusqu’à assez récemment, par les régimes yougoslaves titiste et post-titiste), sans que, par exemple, des minorités comme les juifs ou les roms (gitans) n’aient aucun rôle, même représentatif, dans les hautes instances politiques.

La situation de l’actuelle Bosnie-Herzégovine (à partir de maintenant BiH, pour simplifier) est si complexe, à d’innombrables points de vue, qu’elle doit forcément rester en dehors de cet article.

Travnik, située à environ 70km au nord-ouest de Sarajevo, est actuellement le chef-lieu du canton (petite entité politico-administrative) de la Bosnie Centrale (Srednjobosanskog kantona), un des dix kantoni attribués par les susnommés accords de Dayton à la Fédération de BiH. Néanmoins, c’est un canton mixte où cohabitent en relative harmonie des citoyens d’au moins deux des trois grandes communautés nommées plus haut : Bosno-Croates et Bosniaques. La ville, à forme allongée, avec une structure presque calquée sur celle de Sarajevo, s’étend d’est en ouest sur les deux rives de la rivière Lašva, et les quartiers septentrionaux et méridionaux grimpent les collines et les pentes des montagnes.


La rivière Lašva à Travnik. (Photo : Albert Lázaro-Tinaut)

Lieu stratégique, dans la vallée de la rivière Lašva et encastrée entre les massifs montagneux de Vlašic au nord et Vilenica au sud (qui font partie des Alpes Dinariques), Travnik a toujours eu un rôle historique important, d’abord pour l’établissement des peuples néolithiques à l’Age de Bronze, et ensuite en tant que colonie romaine (dans la province d’Illyrie; on y a trouvé des restes d’anciennes basiliques); et, postérieurement, en tant que partie intégrante du royaume de Croatie – elle était connue comme la « Croatie Rouge » – dans l’Empire byzantin. Au XIIème siècle, quand se forma le Royaume indépendant de Bosnie, qui avait sa capitale à Jajce, le territoire de Travnik devint une de ses provinces (župa Lašva) et dans la ville se bâtit, au début du XVème siècle, la forteresse (le Kaštel). Plus tard, pendant l’occupation ottomane, à partir de l’an 1463 – quand le royaume fut annexé par Mehmet II, sultan de la Sublime Porte –, Travnik fut le siège du vizir (gouverneur) de Bosnie, et au début du XIXème siècle elle devint aussi, encore en tant que ville ottomane, un important centre diplomatique lorsque des représentants des gouvernements d’Autriche et de France s’y installèrent.


Le sultan ottoman Mehmet II (1432-1481).

La présence de délégations étrangères, « occidentales », à Travnik supposa un changement important dans la dynamique de la ville. Ce moment est magistralement décrit par le grand écrivain Ivo Andric (prix Nobel de littérature en 1961) dans un de ses meilleurs ouvrages: La Chronique de Travnik. Malgré les résistances et les réticences des beys locaux, craignant que les étrangers instaurent des coutumes perverses et, surtout, en finissent avec leurs prébendes, à la fin de février 1807, « le dernier jour du jeûne du ramadan, une heure avant le dîner rituel, sous le froid soleil de février qui se couchait, les gens des quartiers bas virent arriver le consul. Les commerçants avaient déjà commencé à rentrer leur marchandise et à fermer leurs volets, lorsque des petits tsiganes curieux surgis en courant annoncèrent l'arrivée du consul », dit Andric à la fin du premier chapitre du roman [1], faisant référence à l’apparition dans la ville du représentant du alors mythique –surtout dans ces parages– Napoléon Bonaparte, accompagné d’une petite suite. Andric continue : « Au milieu du cortège, sur un cheval pommelé engraissé et déjà vieux, venait le consul général de France, monsieur Jean Daville, un homme de haute taille, portant moustache, les yeux bleus et le visage rougi par le froid. À ses côtés allait un compagnon de voyage occasionnel, monsieur Pouqueville, lequel se rendait à Jannina où son frère était consul de France. Derrière eux, à quelques mètres de distance, chevauchaient Pardo, le juif de Split, et deux corpulents habitants de Sinj, au service des Français ». En commençant le deuxième chapitre du livre, on peut lire : « L'escorte du consul descendit à l'auberge, le consul et monsieur Pouqueville s'installant, quant à eux, chez Josif Baruh, le juif le plus riche et le plus influent de Travnik, car la grande maison que l'on remettait en état et qui devait abriter le consulat de France ne pourrait pas être prête avant une quinzaine de jours ».

À Travnik, dans ce temps-là, la quotidienneté se précipita vers une transformation importante. Les nouveaux représentants des empires d’Occident poussèrent à développer les échanges commerciaux et la ville devint une étape indispensable dans les nouvelles routes imposées par la modernisation de l’Empire ottoman. Après des siècles d’enfermement et d’un certain obscurantisme, des étrangers commencèrent à se promener dans les rues de Travnik, des personnes parlant différentes langues qui utilisaient le français comme lingua franca. Peu d’années allaient s´écouler avant que les Habsbourg, protégés par les décisions du Congrès de Berlin, prennent en charge l’administration de la Bosnie (1868), commençant ainsi l’expansion de l’Empire austro-hongrois vers les Balkans centraux et entreprenant un procès d’industrialisation autour de Travnik, spécialisé surtout dans le textile et le bois. Quand en 1908 le territoire bosnien devint de facto partie intégrante de l’Empire bicéphale, la ville et ses alentours avaient perdu une bonne partie de leur « authenticité balkanique », bien que la plupart de ses habitants n’eurent jamais le moindre bénéfice du progrès économique et donc ne changèrent guère leur style de vie traditionnel. On trouve encore quelques vestiges de cette tradition dans la partie ancienne de Travnik, et il serait bon que le venin du mercantilisme ne les fasse pas disparaitre. Inch’Allah !


Timbre-poste de la Bosnie-Herzégovine sous l’Empire autrichien.

La Travnik d’aujourd’hui est ce qui reste de la grande transformation que la ville subit pendant les années durant lesquelles la BiH fit partie de la Yougoslavie (1918-1992) et en conséquence de la récente guerre de Bosnie (1992-1996). Dans les dernières quarante années, l’équilibre démographique a changé sensiblement.

- Les données de 1971 nous disent que les Musulmans (les Bosniaques actuels) constituaient la majorité de la population de la municipalité (43,85% des 55.800 habitants d’alors), et qu’ils étaient suivis de très près par les Croates (40,56%); les Serbes étaient minoritaires (13,53%), ceux qui se considéraient yougoslaves représentaient le 1,12% et les « autres » (juifs, roms, etc.) seulement le 0,94%.

- Selon le dernier recensement yougoslave, de 1991, avant que la guerre de Bosnie n’éclate, la population de la municipalité de Travnik était de 70.747 habitants avec encore une majorité de Musulmans (45%); 37% étaient Croates, 11% Serbes et les « autres » étaient réduits au 7%. Dans la ville elle-même, la majorité des habitants étaient Croates.

- La guerre de Bosnie impliqua, comme il a été dit, de nombreux déplacements de population. Après le conflit beaucoup de familles serbes et croates avaient quitté la ville, et un bon nombre de réfugiés bosniaques (Musulmans) s’y étaient établis. Ceux-ci étaient déjà une immense majorité (82% des 59.367 habitants recensés en décembre 1997); il y avait 15% de Croates, et à peine 1% de Serbes.

- Les données les plus récentes dont on dispose (de 2005) manifestent la réalité actuelle d’une ville d’environ 75.000 habitants: 86% sont Bosniaques et les 14% restants, Croates.

Bien que les Bosniaques et les Croates fassent partie, officiellement, de la même Fédération, ils sont encore divisés à beaucoup d’égards, comme le délicat terrain de l’éducation (les programmes éducatifs des trois grandes communautés qui forment la BiH, par exemple, sont différents, pour ne pas parler des manuels d’histoire qui sont très contradictoires); la cohabitation est normale en apparence, au moins aux yeux du visiteur et d’après de qu’ils manifestent, avec leur spontanéité vers l’étranger (toujours bienvenu, et accueilli avec la traditionnelle hospitalité balkanique). Néanmoins, la séparation physique entre les deux communautés semble évidente. Alors que les institutions croates (catholiques) se situent au sud du noyau urbain (c’est à dire, sur la rive droite de la rivière Lašva..., bien que, curieusement, l’église catholique se trouve sur la rive gauche), la plupart du rivage gauche de la rivière (les quartiers de Bašbunar, Varoš, Tabic mahala, Poturmahala, Musala...) est d’établissement bosniaque. L’église de la maintenant réduite communauté orthodoxe est aussi au sud de la ville, dans les quartiers majoritairement catholiques.

Du point de vue monumental, c’est sans aucun doute la culture islamique ottomane qui a laissé l’architecture la plus intéressante. Il faut surtout souligner la très belle mosquée de Sulejmanija, connue populairement sous le nom de Šarena džamija (‘la mosquée colorée’), un des rares temples musulmans décorés tant intérieurement comme extérieurement. La partie inférieure, au niveau de la rue, qui supporte le temple avec des rangées de formidables colonnes, est le Bezistan, le bazar de la ville. Le bâtiment fut terminé de construire en 1757 et c’est un des joyaux de l’art islamique dans les Balkans.


La Šarena džamija. (Photo : Albert Lázaro-Tinaut)

La Šarena džamija se trouve dans la partie plus orientale du centre ville, appelée Donjoj Caršiji (‘partie basse’), où il y a aussi la Sahat-kula na Musali (la tour de l’horloge de Musala) et la partie la plus animée de la vieille Travnik, avec des cafés, restaurants, et surtout un nombre incroyable de bijouteries, où on trouve une quantité impressionnante et très variée (on se demande comment tout ça peut se vendre) de pièces en argent, or et or blanc de grande beauté à prix assez attirants pour les visiteurs provenant du “monde riche”. On y trouve aussi, sur la petite place qui s’ouvre devant le bazar, une librairie et plusieurs commerces traditionnels. Sur cette place finit (ou commence) la rue la plus longue et populaire de Travnik, la Bosanska ulica, qui traverse presque toute la ville d’est en ouest.


Dans la Donjoj Caršiji. (Photo : Albert Lázaro-Tinaut)

Si nous allons vers le nord et nous traversons (attention, avec toutes nos précautions !) la Magistralni put, c’est à dire, la route nationale M-5, et montons les premiers contreforts du massif de Vlašic, nous découvrirons une des parties les plus intéressantes de Travnik. Nous entrons en plein dans plusieurs petits quartiers musulmans qui se superposent, à partir du drap blanc d’un cimetière islamique et avec le regard fixé sur un panorama surprenant de minarets qui s’élèvent à différents niveaux sur la pente de la montagne. Entre les mosquées, plus grandes ou plus petites, que nous trouvons dans ce secteur, la Jeni džamija (la ‘mosquée neuve’) ressort, aux pieds de la Stari grad (ampliation ottomane du Kaštel médiéval), la vieille forteresse de la ville, avec son minaret en pierre grise, qui domine Travnik et une bonne partie de la vallée depuis le sommet rocheux.

N’oublions pas Ivo Andric, auteur controversé, surtout depuis la disparition de la Fédération de Yougoslavie, et revendiqué (ou refusé, suivant le cas) par les trois communautés : né à Dolac, dans la Bosnie alors contrôlée par l’Empire austro-hongrois, le 9 octobre 1892, il était de nationalité serbe, mais de religion catholique; il étudia, entre autres villes, à Zagreb (aussi à Cracovie, Vienne et Graz); il se considéra toujours yougoslave et mourut à Belgrade (capitale de la République Fédérale Socialiste de Yougoslavie), où il avait établi sa résidence, le 13 mars 1975. Qui ne veut pas « pour les siens » une gloire nationale yougoslave, un prix Nobel de littérature « pour la force épique avec laquelle il réfléchit les sujets et décrit les destinées humaines de l’histoire de son pays » ? Quel pays ? Pour beaucoup, la Yougoslavie; pour les bosniens, naturellement, la Bosnie, où il est né et où sont les scénarios dans lesquels se développent ses plus importants ouvrages, Na Drini cuprija (‘Le pont sur la Drina’,un pont de la ville de Višegrad, à l’est de la Bosnie, intégrée actuellement dans la République Srpska, à peu de kilomètres de la frontière avec la Serbie) et Travnicka hronika (‘La Chronique de Travnik’), tous les deux publiés en 1945, une fois finie la seconde guerre mondiale.


Ivo Andric à côté du pont de Višegrad sur la Drina (1963).

La maison d’ Ivo Andric à Travnik. (Photo : Albert Lázaro-Tinaut)

En fait, Andric vécut à Travnik, dans une belle maison bien placée à la limite du vieux quartier, maintenant transformée en musée dédié à sa mémoire et aussi, au rez-de-chaussée, en un restaurant un peu chic, où beaucoup de couples vont faire leur banquet de noces. Là-bas on dit qu’il y est né; les sources dignes de foi signalent que son lieu de naissance est un endroit proche de Travnik qui s’appelle Dolac. En tout cas, cette maison de Travnik a été « chez lui » et, en plus de nombreuses photos et autres souvenirs (j’ai bien peur que certains, probablement, apocryphes), on y conserve une importante collection d’éditions de ses ouvrages et de traductions dans diverses langues.

Que trouve-t-on d’autre à Travnik ? La madrasa, par exemple, au bout le plus nord-oriental de la ville et près de la forteresse, bien que de l’autre côté de la rivière. Les mausolées des vizirs. La mosquée de Hadži Alibey. Quelque musée intéressant, en plus de celui d’Ivo Andric, comme le Musée de Travnik, sur la Bosanska ulica, dans le centre historique. La tour Hasanpašic, près du madrasa, ou le mausolée d’Ibrahim-dedo, un peu éloigné du centre, en dehors de la ville, sur la route de Sarajevo.


Au marché de Travnik. (Photo : Albert Lázaro-Tinaut)

Les mausolées des vizirs. (Photo : Albert Lázaro-Tinaut)

Pour partir de la ville, comme pour y arriver, le seul moyen si vous n’en avez pas un propre, est le bus, et la gare routière de Travnik se trouve à l’ouest de la ville, dans le quartier de Kasarna, à l’autre bout du centre historique. Néanmoins, les distances ne sont pas excessives dans une ville aux dimensions humaines comme Travnik : une promenade de même pas un kilomètre et demi et vous y êtes!

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[1] Les textes reproduits de La Chronique de Travnik d’Ivo Andric appartiennent à la traduction française de ce roman due à Pascale Delpech et publiée par Privat/Le Rocher (2007).

Albert Lázaro-Tinaut



Commentaires :

Le vendredi 06 février 2009 à 17:19 par Nicolas M.

Merci Albert pour ce texte, je m'arreterai un moment à Travnik avant d'aller à Jajce, ton article, véritable invitation à la visite de la ville, m'en a donné envie!!

Le vendredi 06 février 2009 à 17:23 par Dzana

On est bien, à Travnik. C'est une ville douce, dans la montagne, et elle a surtout un petit côté mystérieux inexplicable. Surtout en hiver.

Le vendredi 06 février 2009 à 18:24 par Aurélie ( site web )

Merci Albert, je regrette un peu de ne pas y être allée!
C'est vraiment une bonne idée de faire découvrir différentes villes de Bosnie, et leurs histoires particulières. Bravo!

Le lundi 09 février 2009 à 11:20 par el rubab

çà fait longtemps que j'ai pas vu d'aussi belles tomates, t'as dû te régaler Albert!

Le jeudi 15 octobre 2009 à 12:38 par Jacques ( site web )

Une ville a découvrir donc lors d'un prochain voyage dans cette région. Article très intéressant.

Le mardi 24 août 2010 à 14:42 par Dzenana

Bonjour à tous,
et bravo à l'auteur, c'est un bon travail qui donnera surement envie à beaucoup d'aller y voir de plus prés.
Chaque pays a sa perle et Travnik est (peut-être) la perle de la Bosnie !
Soit dit en passant, nous avons une trés bonne association d'expatriés en Bosnie (sous l'égide de l' UFE).

Le jeudi 04 novembre 2010 à 10:19 par Titi03

Effectivement TRAVNIK est une trés belle ville, calme, sympa où j'ai vécu 6 mois....Un excellent souvenir et une trés belle région.

Le lundi 22 novembre 2010 à 00:11 par Pierre

Je suis en train de lire "la chronique de Travnik" (qu'on m'a offerte il y a 3 ans mais c'est un gros pavé, il faut du temps devant soi). Merveilleux livre, où l'on est immédiatement pris par l'atmosphère, le voyage et le talent de l'écrivain. ça m'a donné envie de voir sur internet à quoi ressemblait la ville et je suis tombé sur votre excellent article. Bravo et merci!

Le lundi 04 juillet 2011 à 15:57 par Alain46

Je suis passé à Travnik le mois dernier , c'est en effet une ville très attachante . La plus belle partie est la vieille ville dominée par la citadelle Ottomane , qui abrite un charmant petit musée . J'ai eu la surprise d' y lire ( en anglais ) une notice sur les stecci qui conteste formellement l'origine bogomile de ces pierres tombales , en expliquant qu'il s'agit simplement de stelles érigées en mémoire de personnalités de confession chrétienne ( Eglise Bosniaque , mais aussi catholique et orthodoxe ) .

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