La Serbie est un pays d'Europe du Sud-Est, situé en grande partie sur la région montagneuse des Balkans, mais qui s'étend au-delà, au Nord, après le Danube, sur les plaines fertiles de la Voïvodine. La Voïvodine et le Kosovo étaient deux régions "autonomes" de Serbie. Le Kosovo ayant déclaré son indépendance la semaine dernière, nous ne l'inclurons donc pas dans cet article (mais nous parlerons de la Voïvodine).
Sommaire
La Serbie est traversée d'Ouest en Est par le plus grand fleuve d'Europe (après la Volga) : le Danube, qui rappelons-le prend sa source en Allemagne et se jette dans la mer noire. Le Danube traverse donc Belgrade, la capitale serbe, bien après avoir traversé des villes non moins prestigieuses telles que Vienne, Bratislava et Budapest. Du Nord au Sud, la Serbie est traversée par un autre grand fleuve, la Morava. L'ensemble du pays est assez montagneux, sauf au Nord. Les pays voisins sont : la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, la Hongrie, la Roumanie, la Bulgarie et la Macédoine. A quoi il faut rajouter désormais le Kosovo (ce qui supprime par là même la frontière avec l'Albanie).
Religion, alphabet et langue
Les Serbes, comme tous les Slaves, sont arrivés en Europe au VI° siècle, et se sont installés dans cette région des Balkans, qui était à la limite entre l'Empire romain d'Occident et celui d'Orient. C'est finalement à l'empire d'Orient que fut rattachée la Serbie, et c'est donc le christianisme orthodoxe qui en devint la religion officielle, après l'évangélisation du pays par Cyrille et Méthode (pour plus d'infos, lire : Religion en Yougoslavie).
Les disciples de Cyrille créèrent l'alphabet connu depuis sous le nom d' "alphabet cyrillique", toujours en usage aujourd'hui en Serbie. L'alphabet latin est également utilisé. Les enfants, à l'école, apprennent les deux alphabets dès leur plus jeune âge, et il est impossible de vivre en Serbie sans maîtriser parfaitement les deux. Précisons toutefois qu'il y a une exacte correspondance entre ces deux alphabets, et qu'il est donc très facile de passer de l'un à l'autre.
Quant à la langue, il s'agit du serbe, qui est quasiment identique à la langue parlée en Croatie et en Bosnie, à ceci près qu'en Serbie on parle principalement dans le dialecte ékavien, c'est à dire qu'une rivière se prononce "reka", alors qu'on dira "rijeka" en Croatie et en Bosnie (pour plus d'infos, lire : Langue en Yougoslavie).
Histoire ancienne
Après plusieurs tentatives plus ou moins heureuses, les Serbes fondèrent un empire à la fin du XII° siècle, et ce royaume fut en expansion pendant tout le XIII° siècle, et aux XIV° siècle avec l'un des empereurs serbes les plus célèbres : Stefan Dušan. Mais les Ottomans avaient déjà entrepris leur marche en avant sur les Balkans, et le roi Vukašin Mrnjavčević essuya une lourde défaite en 1371. L'effondrement quasi-total eut lieu lors de la fameuse bataille de Kosovo Polje en 1389. Bien qu'étant une défaite pour les Serbes et pour tous les Slaves, cette bataille resta dans le coeur du peuple comme le moment le plus héroïque de leur histoire (le tsar Lazar et son rival le sultan Murad y trouvèrent la mort). Cet évènement fut maintes fois répété, de génération en génération, à travers les poésies et chansons populaires, qui toutes vantaient les mérites et le courage de la nation lors de cette bataille.
Par la suite, le peuple serbe dût se soumettre au conquérant ottoman. Tout le pouvoir était aux mains de l'envahisseur. Le seul moyen d'exercer un poste à responsabilité dans l'administration ou la direction, c'était de se convertir à l'Islam. La liberté de culte était respectée, mais le non-musulman n'avait aucun pouvoir, aucune position sociale, et avait toujours tort devant la justice face à un musulman. Dans l'ensemble, les Serbes restèrent attachés au christianisme, et les conversions ne furent pas nombreuses.
A partir de 1804, les Serbes se soulèvent de plus en plus violemment contre les Ottomans, à travers plusieurs insurrections menées d'abord par le paysan Karageorges ("Georges le Noir", ancêtre du futur roi de Yougoslavie) puis par Milos Obrenovic. Karageorges et Obrenovic donneront tous les deux naissance à une dynastie, qui se combattront très souvent pour le trône de Serbie. L'indépendance de la Serbie est officiellement reconnue en 1878 au congrès de Berlin. Pour plus d'infos, lire : Libération des peuples yougoslaves.
Culture
Ici, ce n'est pas tellement la notion de territoire qui compte avant tout, mais plutôt la notion de peuple. En effet, contrairement à beaucoup de nations, la nation serbe se définit avant tout comme un peuple. Le territoire, lui, a été assez variable au fil des siècles, et un grand nombre de Serbes vivent d'ailleurs hors de la Serbie, ce qui ne les empêche pas d'être très attachés à leur nation.
Le Serbe préfère en général les solutions radicales aux solutions diplomates. Au cours de l'histoire, le peuple a plus facilement accordé sa confiance aux hommes de poigne qu'aux parlementaires. L'art serbe exalte l'héroïsme. Ce peuple est prêt à tous les exploits pour défendre sa religion, à laquelle il est très attaché, sa langue, son territoire et sa culture. Ceci n'est pas condamnable, même si malheureusement cela les a parfois conduits à donner leur confiance en des hommes qui ne savaient agir que par la force.
La chanson, la poésie et la musique sont ici les arts privilégiés. Des poésies de grand art, recueillies par Vuk Karadzic au XIX° siècle, mais aussi tout simplement des chansons populaires transmises dans les villages de génération en génération. Ces chansons ont souvent pour thème l'héroïsme, justement, et pour décors les grandes batailles d'autrefois comme celle de Kosovo Polje.
Belgrade
Au départ, Belgrade n'avait rien d'une capitale. Si elle a été choisie autrefois, c'est parce que c'était la grande ville la plus éloignée de la frontière turque. La même question se posa en 1945, quand Tito dût choisir une capitale pour la Yougoslavie. Politiquement, Belgrade n'était pas la meilleure solution, car elle rappelait trop la première Yougoslavie, entièrement aux mains des Serbes. Zagreb non plus, n'aurait pas été adéquate, car on aurait eu l'impression que Tito voulait donner la préséance aux Croates (il était lui-même Croate). Non, le meilleur choix de ce point de vue-là aurait probablement été Sarajevo. Si Belgrade a été choisie, c'est parce que cette ville est magnifiquement située, sur la route allant de Vienne à Istanbul (l'Orient Express), et juste entre la zone montagneuse des Balkans et celle des plaines de la Voïvodine.
Belgrade s'écrit normalement "Beograd", terme qui signifie "ville blanche". Peuplée de seulement 50 000 habitants en 1912, elle en accueille aujourd'hui 1,3 millions. C'est en plein coeur de la ville que la Save se jette dans le Danube, au pied de la forteresse turque de Kalemegdan. Celle-ci se trouve dans le parc du même nom, où a été érigé un monument en l'honneur de l'amitié franco-serbe, monument qui porte l'inscription : "Nous aimons la France comme elle nous a aimés", et "à la France," écrit en Français. Du parc Kalemegdan, on pénètre rapidement dans la rue Knez Mihailova, artère piétonnière très animée.
Les terres situées au Nord de la Save furent longtemps en friche et inexploitées. On a commencé à y bâtir à partir de 1918, et c'est ici aujourd'hui que se trouve la ville très moderne de Novi Beograd (nouveau Belgrade), qui accueillait tous les bâtiments du gouvernement fédéral.
Voici, ci-dessous, quelques photos de Belgrade. Pour en voir d'autres, visitez la galerie : Photos de Belgrade.
La Voïvodine
Si la majeure partie de la Serbie se trouve sur la chaîne montagneuse des Balkans, le Nord en revanche est une région de grandes plaines fertiles. Il s'agit de la Voïvodine, qui en 1974 s'est vue reconnaître le statut de "province autonome" par Tito, au même titre et au même moment que le Kosovo. L'autre point commun entre la Voïvodine et le Kosovo, c'est la diversité ethnique. Il y a en Voïvodine une majorité de Serbes, mais aussi beaucoup de Hongrois, de Roumains, de Slovaques, d'Ukrainiens, et même quelques Croates. Ces différentes populations ont en partie quitté le pays lors des dernières guerres des années 90, mais en partie seulement, et la diversité y est encore très grande.
Notons cependant que ces peuples se mélangent très peu : il y a des villages roumains, des villages serbes, des villages hongrois, etc. Ainsi, on parle parfois une langue différente d'un village à l'autre ! Ces plaines avaient été désertées aux XVI° et XVII° siècle, à cause des innombrables batailles qui s'y déroulèrent lors de l'avancée (puis du recul) des Ottomans. Les populations ne s'y installèrent sérieusement qu'à partir du XVIII° siècle.
La Sumadija
Mais le coeur de la Serbie, ce n'est pas Belgrade, qui est très au Nord, mais cette région qui s'appelle la Sumadija et qui signifie "pays de forêts". Le centre de la Serbie était recouvert autrefois d'immenses forêts de chênes profondes et impénétrables. Ces terres ont été déboisées et constituent aujourd'hui des terrains agricoles très fertiles.
Les villages y sont très dispersées, souvent assez éloignés des routes. La Sumadija recèle aussi une grande quantité de monastères orthodoxes très anciens, médiévaux, de taille souvent assez grande, parfois fortifiés. Certains de ces monastères sont encore en activité aujourd'hui.
Autres régions
Au Sud-Est de la Serbie se trouve la ville de Nis, la deuxième du pays par la taille et l'importance. Cette ville est surtout connue dans le monde pour sa fameuse mais morbide "tour des crânes" : un milliers de crânes de soldats serbes entassés par un pacha turc en 1809. Les gens de Nis parlent avec un accent et des facéties qui amusent beaucoup les autres Serbes.
Un autre peuple à mentionner : les Valaques, qui se distinguent par leur langue très proche du roumain, mais qui dans leur grande majorité se considèrent comme serbes.
Parlons enfin du Sandzac, petit territoire au Sud-Ouest de la Serbie. Le relief y est très escarpé (plus que partout ailleurs dans les Balkans), mais cette région se situe à un endroit clé. Au centre d'une croix à deux branches, l'une reliant la Serbie et le Monténégro (peuples orthodoxes), et l'autre reliant la Bosnie-Herzégovine et le Kosovo (peuples en partie musulmans). Le Sandzac est aujourd'hui à majorité musulmane.
Histoire récente
En 1989, le peuple serbe a élu Slobodan Milosevic pour président, et celui-ci dirigea le pays jusqu'à sa chute en 2000, avec au passage plusieurs guerres dans les pays d'ex-Yougoslavie. En 2006, le Monténégro a choisi de se détacher de la Serbie. Et la semaine dernière, le Kosovo a déclaré son indépendance. Les frontières de la Serbie ne sont pas définitivement fixées, loin de là.
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Commentaires
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Ah, je l'attendais ce billet sur la Serbie.
Pour le Voïvodine, la situation n'est pas comparable avec le Kosovo. La plus grosse minorité, "magyar", représente à peine 15% de la population de la province; quand les albanais sont 90% au Kosovo. Mais il est vrai que cette région a vue de nombreux mouvements de peuples. Pour ce qui est du monument à la France, datant de 1930 je crois, il est loin le temps de cette grande amitié et collaboration franco-serbe. Il est d'ailleurs régulièrement dégradé, vu le changement de positions depuis les bombardements en Serbie par l'OTAN vivement soutenus par les dirigeants français et la récente affaire du Kosovo... |
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Dzana Le lundi 25 février 2008 à 21:52.
Bonsoir Konràd,
C'est vrai que l'amitié, en politique, ça veut tout et rien dire. Un concept abstrait. L'amitié franco-serbe remonte à la première guerre mondiale, Français et Serbes combattaient dans le même camp, et c'est le général français Franchet d'Esperay qui a libéré la Serbie. La France a soutenu activement la création du Royaume des Serbes, Croates et Slovènes, et la dynasite des Karadjordjevic. Un destin similaire pendant la seconde guerre mondiale. N'oublions pas non plus le soutien (il faut le dire clairement car c'est la vérité) de François Mitterrand pour les Serbes lors de la guerre en Croatie et en Bosnie Herzégovine. Mitterrand qui a d'ailleurs déclaré : "Moi vivant, jamais, vous m'entendez bien, jamais la France ne fera la guerre à la Serbie". Voila, c'est quand même un lien très fort qui unit ces deux nations, et en Serbie, personne ne le niera. Il serait donc dommage de briser cette amitié simplement parce que cette fois-ci, la France a donné raison aux Albanais... Cela ne veut pas dire que la France renie la Serbie, non. Mais un ami n'est pas là pour nous dire toujours : "tu as raison" ![]() J'espère donc que la France et la Serbie resteront amies. PS : au fait, ce moument pour la France, à Belgrade, est l'oeuvre d'un sculpteur... croate Ivan Mestrovic.
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Konràd Le mardi 26 février 2008 à 20:37.
Le passage de Mitterrand à Sarajevo a été complètement raté. Justement du fait de s'être rendu en Bosnie en soutenant plus ou moins les serbes. Et bien entendu que la France n'allait pas faire la guerre à la Serbie ni à aucun autre pays! On peut la voir après dans son allocution télévisée en 1994 que l'opinion change vite. Sa visite à Sarajevo en 1992 était aussi le but d'attirer l'attention internationale sur la Bosnie.
Je savais pas pour la statue ! MerciJ'irai lire l'article que tu as écris sur Mitterand à Sarajevo. |
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Dzana Le mardi 26 février 2008 à 22:57.
L'intervention de François Mitterrand en Bosnie Herzégovine fut un vrai désastre pour le pays...
Nous pourrons en reparler sur l'autre article. |
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FB Le dimanche 16 mars 2008 à 12:22.
Pétition : L'indépendance du Kosovo n'est pas légitime. URL de la pétition : www.lapetition.be/en-lign...
URL Courte : 1883.lapetition.be/ A l'attention de / Ter attentie van : Pays ayant reconnu le Kosovo Catégorie : Droits de l'homme Par cette pétition, nous demandons aux pays ayant reconnu l'indépendance du Kosovo d'annuler leur décision. En terme de droit international, cette indépendance est aussi illégale qu'illégitime au regard des minorités vivant dans le berceau de la civilisation serbe. L'Histoire a montré qu'attiser la poudrière des Balkans entraîne de lourdes conséquences internationales. ___________ Dre ar sinadeg-mañ e c'houlennomp gant ar broioù o deus anavezet ar C'hosovo evel ur Stad distag nullañ o diviz. En anv ar gwir etrebroadel eo dalc'h nevez ar vro-mañ e-maez lezenn ha direizh e-sell ar minorelezhioù o vevañ eno, e kavell sevenadurezh Serbia. Lakaet eo bet war wel gant an Istor pegen prim e tro ar Balkanoù da zanvez brezel gant disoc'hoù er bed-holl a ouzomp. ___________ The independence of Kossovo is not legitimate. Through the present petition, we urge the countries which have recognized Kossovo's independence to rescind their decision. In the eyes of international law, this independence is neither legitimate nor legal with regard to the minorities living in the cradle of Serbian culture. History has taught us that poking one's nose in the Balkanic powder keg always leads to dire internationational consequences. |
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Crmm Le lundi 13 juin 2011 à 21:02.
Votre article témoigne d'une grande méconnaissance, ou d'un manque d'objectivité volontaire quant aux Serbes. Vous en faites, malgré vous il faut les souhaiter les grands méchants... Comment peut-p, écrire : les serbes préfèrent les solutions radicales ? Parlez nous donc des conflits. Expliquez nous le passé Nazi de certains autres pays balkaniques, parlez nous de Tudjman en Croatie... Comment peut-on colporter de telle image, sur tout une population ? C'est moche... On peut comprendre votre ressentiment. Mais la vérité est que les Serbes ne sont pas plus responsables de Milosevic que les Français ne le sont de Sarkozy ou les italiens de Berlusconi... Croyez vous que ces hommes là ferait mieux dans semblables situations ? Oubliez vous que des leaders politiques, milosevic était parmi les moins nationalistes ? Comment peut-on mettre tous les habitants d'un pays dans le même sac ? Ne trouvez vous pas cela insultant, pour ce qui ont subie les décisions politiques ineptes, impuissant, mais opposants tout de même ? De nombreux Bosniaques ont aussi eu recours à la violence... Doit-on dire que ces un peuple violent ? Quant à ceux qui demandent qu'on ne reconnaisse pas le Kosovo, il ne serve pas leur nation, mais donne raison à ceux qui considèrent à tord les Serbes comme un peuple barbare...
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Crmm Le lundi 13 juin 2011 à 21:04.
Et en terme de droit international, la déclaration est tout à fait recevable. Cf. cours internationale de justice...
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Alain46 Le vendredi 12 août 2011 à 15:24.
Je suis passé cet été en Serbie . De mon point de vue la plus belle ville est Novi Sad , Subotica a un très beau quartier Art Nouveau , Belgrade est très jeune et dynamique . Une curiosité : le Sandjak avec sa capitale Novi Pazar . C'est en fait une ville Bosniaque à 80 % , avec une vieille ville très " turque " et de nombreuses mosquées . Le soir les gens se proménent autour de la place centrale , j'y ai vu trois hommes agés qui faisaient leur promenade en se tenant par la main , c'était touchant .Novi Pazar est tout près du Kosovo , ce qui lui vaut paraît-il d'être le lieu d'un certain nombre de trafics .
A l'hotel il faut déclarer où on était la nuit précédente et où on a passé la frontière pour entrer en Serbie . |

Ivan Mestrovic.
Konràd
Le lundi 25 février 2008 à 19:13.