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17
février 2008
Kosovo
Rubrique : Yougoslavie. Mots clé : Pays de Yougoslavie.Aujourd'hui, dimanche 17 février 2008, le Kosovo a proclamé son indépendance, et celle-ci devrait être prochainement reconnue par une centaine de pays de la communauté internationale, dont la majorité des pays européens. Cette indépendance, qui intervient presque un siècle après le rattachement du Kosovo à la Serbie (décembre 1912), et neuf ans après la guerre civile au Kosovo (1999), porte à sept le nombre de républiques indépendantes qui constituaient autrefois la Yougoslavie.
Qu'est ce que le Kosovo ?
Avant de parler de cet évènement, et de ses possibles conséquences, rappelons ce qu'est le Kosovo. Le terme "kosovo" signifie en serbe "pays des merles" (ou "lieu des merles", "champ des merles"), et il s'agit d'un territoire grand comme un ou deux départements français, situé dans les Balkans, en Europe du Sud-Est, sans accès à la mer, et entouré de la Serbie, de la Macédoine, de l'Albanie et du Monténégro, comme on peut le voir sur la carte ci-dessous (cliquez dessus pour l'agrandir).
La Serbie considère le Kosovo comme le coeur de la patrie, car c'est ici qu'en 1389 eut lieu la grande bataille de Kosovo Polje, qui opposa les Serbes aux Ottomans. Au cours de cette bataille moururent les deux chefs (Murad pour les Ottomans, Lazar pour les Serbe). Bien qu'elle se solda par une défaite des Serbes, ce grand conflit resta dans les mémoires et fut célébré pendant des siècles comme l'événement le plus héroïque de l'histoire serbe. Après cette défaite, les Serbes n'eurent plus les moyens de se défendre et d'enrayer l'avancée des Ottomans, qui poursuivirent leur progression plus au Nord, et qui iront jusqu'aux portes de Vienne.
Par la suite, le Kosovo s'est vu peuplé d'Albanais. Depuis des siècles, Serbes et Albanais cohabitent sur ce territoire, si bien qu'il est impossible de trancher et de dire à qui il appartient réellement. La population majoritaire fut à tour de rôle celle des Serbes et celle des Albanais. Il se trouve qu'à l'heure actuelle, les Albanais y sont largement majoritaires, puisqu'ils représentent presque 90% de la population. Les Serbes représentent 10%.
Les autres populations sont principalement des Gorani (une ethnie slave musulmane), mais aussi des Bosniaques (Musulmans de Bosnie) et des Roms. La carte ci-dessous nous montre la répartition des populations sur le territoire du Kosovo. On constate qu'elles sont fortement dispersées, puisqu'il y a des Serbes au Nord et au Sud.

Répartition des ethnies au Kosovo
Domaine public
La longue histoire de l'indépendance
En décembre 1912 se déroula la première guerre balkanique, qui opposa les Slaves aux Ottomans, et qui marqua l'expulsion définitive de ces derniers sur les territoires balkaniques. Après cette victoire, la Serbie se voit accorder le Kosovo, qu'elle conservera à la suite de la deuxième guerre balkanique (1913).
En 1918, le prestige de la Serbie étant plus grand que jamais - puisque la Serbie fait partie des vainqueurs de la grande guerre - elle se voit confier la direction complète du royaume nouvellement créé : le Royaume des Serbes, Croates et Slovènes, qui prendra plus tard le nom de Royaume de Yougoslavie. Ce royaume est entièrement aux mains de la famille serbe des Karadjordjevic. En 1945, la Yougoslavie passe sous le contrôle du Croate Josip Broz (Tito).
En 1974, le Kosovo devient province autonome de Yougoslavie. Fait extrêmement important : désormais le Kosovo jouit d'une autonomie relativement importante, pas tout à fait autant que les autres républiques de Yougoslavie, mais presque.
Mais à la fin des années 80, alors que le pays traverse une grave crise économique, le nouveau président de Serbie Slobodan Milosevic décide de s'approprier la province du Kosovo. Il éradique purement et simplement l'autonomie du Kosovo en imposant des amendements abusifs, et en dissolvant le parlement et le gouvernement de la province. Les Albanais se révoltent et les émeutes font 24 morts. Slobodan Milosevic durcit son régime et envoie l'armée. C'est au cours de ces évènements qu'il acquiert véritablement son statut de leader en Serbie. Il organise un immense meeting le 28 juin 1989 à Kosovo Polje, sur les lieux de la célèbre bataille qui s'était déroulée ici six siècles plus tôt. Devant 800 000 personnes, Milosevic explique que la Serbie a enfin retrouvé sa dignité, et que "le temps des batailles est arrivé".
C'est finalement avec la guerre de Slovénie que les bataille commencent, puis surtout avec la guerre de Croatie et la guerre de Bosnie . Les violences au Kosovo reprennent en 1996.
La guerre civile
Depuis des années au Kosovo, l'indépendance est demandée de façon pacifique, par des dirigeants respectés de tout le monde, notamment Ibrahim Rugova, Kosovar albanophone diplômé de la Sorbonne en France, grand pacifiste et futur président. Mais à partir de 1996, des terroristes albanais s'en prennent aux civils serbes et un deuxième courant indépendantiste se crée, ultra-violent : l'UCK, armée de libération du Kosovo, avec pour leader Agim Ceku. L'UCK gagne des territoires de plus en plus grands, jusqu'à occuper en 1998 la région de Drenica, au centre du Kosovo. Pourtant, des élections législatives sont organisées et c'est Ibrahim Rugova (le pacifiste) qui l'emporte, preuve que les Albanais du Kosovo préfèrent la voie de la non-violence (sinon ils auraient élu Agim Ceku qui ne préconisait qu'une solution militaire).

Ibrahim Rugova
Domaine public
Mais ceci ne freine nullement l'UCK qui continue de gagner du terrain et s'empare du tiers du territoire, forte d'une armée de 15 000 hommes. La Serbie répond en envoyant son armée et la guerre civile commence, qui tourne vite au cauchemar : 300 000 albanais sont expulsés du Kosovo, et vont chercher refuge dans les pays voisins, Macédoine, Monténégro, Albanie...
La Communauté internationale, ou plus précisément les Etats-Unis (les Européens, une fois de plus, semblent incapables de prendre la moindre décision dans les Balkans), décide d'intervenir un peu plus rapidement qu'elle ne l'avait fait en Bosnie. Richard Holbrooke (l'émissaire des Etats-Unis) discute avec Slobodan Milosevic et lui impose de laisser le contrôle de l'espace aérien. Pire encore pour Milosevic : le Conseil de sécurité de l'ONU lui fait comprendre qu'en cas de violence de l'armée serbe, l'OTAN réagira immédiatement par la force. Dès lors on peut dire que le destin de la Serbie est scellé : elle n'a non seulement plus le droit d'attaquer, mais n'a même plus le droit de répondre aux attaques des Albanais.
Serbes et Albanais sont réunis à Rambouillet (Paris) au début de l'année 1999, pour signer un accord de paix selon lequel le Kosovo passera sous contrôle de la communauté internationale. Les deux parties refusent, puisque les deux veulent le contrôle total du territoire. Un mois plus tard, les Albanais acceptent finalement... mais pas les Serbes. L'OTAN réagit durement en bombardement la Serbie, et surtout Belgrade, pendant soixante-dix-huit jours.
La Serbie vaincue se voit contrainte d'accepter que le Kosovo soit sous le contrôle de l'OTAN. Pour Slobodan Milosevic c'est le début de la fin : il a perdu toute sa crédibilité et son influence. L'année suivante, il perdra les élections, puis sera fait prisonnier et jugé devant le Tribunal pénal international. Il est mort en 2006 en cours de procès.
L'indépendance
Ibrahim Rugova, le pacifiste, parfois surnommé le "Gandhi des Balkans", a été élu président de la province du Kosovo en mars 2002, poste qu'il a occupé jusqu'à son décès d'un cancer des poumons en janvier 2006. Figure emblématique, aucun successeur potentiel n'a pour l'instant acquis son prestige et son influence.
Depuis neuf ans, le Kosovo demande que l'indépendance lui soit reconnue par la communauté internationale. Une majorité des pays sont pour, notamment la France, l'Angleterre et l'Allemagne. D'autres sont contre, en particulier la Russie (très proche des Serbes), l'Espagne et Chypre. D'une manière générale, ce sont les pays qui ont le plus de problèmes avec des populations indépendantistes, qui s'y opposent : l'Espagne avec les Basques, Chypre avec ses deux régions.
Finalement le feu vert a été donné, et l'indépendance du Kosovo a été proclamée aujourd'hui dimanche 17 février 2008.
Le droit des peuples à disposer d'eux mêmes
Dans le monde entier, des peuples réclament leur indépendance. Woodrow Wilson, président des Etats-Unis de 1912 à 1920, prix Nobel de la paix en 1919, avait énoncé un ensemble de propositions fondamentales pour maintenir la paix dans le monde, et parmi celles-ci le fameux "droit des peuples à disposer d'eux mêmes". Autrement dit, quand un peuple demande son indépendance, il n'y a à priori aucune raison de la lui refuser. En même temps, les républiques dans le monde sont toutes déclarées indivisibles. Il y a donc contradiction. Alors comment trancher ? Dans quel cas doit-on donner l'indépendance à un peuple, et dans quel cas doit-on lui refuser ?
La Communauté internationale a jugé, dans l'ensemble, que le Kosovo pouvait être indépendant. Afin de prévenir tout risque de dérapage, les forces militaires de l'OTAN se tiennent prêtes à intervenir, et affirment que les risques sont assez faibles, car selon eux les dirigeants albanais sont fermement décidés à ce que le droit de tous soit respecté, Albanais et Serbes. Les dirigeants peut-être, mais les civils ? Dans certaines régions, les haines sont très fortes entre Albanais et Serbes, et on peut craindre des attentats et des affrontements.
L'étrange destin de la Serbie et de la Yougoslavie
En l'espace d'un siècle, la Serbie n'aura cessé de s'agrandir d'une part, puis de rétrécir d'autre part. Après ses victoires dans les guerres balkaniques et dans la première guerre mondiale, elle avait dominé le royaume de Yougoslavie, c'est à dire un grand territoire allant de la Macédoine jusqu'à la Slovénie. En 1991, alors que Milosevic rêvait de reconstituer ce territoire au profit des Serbes, il n'a finalement réussi qu'à obtenir l'effet inverse : une diminution progressive et inéluctable du territoire serbe. Il se peut cependant que les frontières ne soient pas définitivement fixées, puisque les Serbes de Bosnie et du Kosovo pourraient bien manifester leur envie de les rejoindre dans les mois et les années qui viennent.
Quant à la Yougoslavie, elle a donc vu six républiques proclamer chacune à leur tour leur indépendance. Dans l'ordre chronologique : Slovénie (1991), Croatie (1991), Macédoine (1991), Bosnie-Herzégovine (1992), Monténégro (2006), Kosovo (2008).
Seule la Serbie ne s'est pas détachée du "bloc yougoslave"... mais elle est la seule à en faire partie désormais.
La seule ? Non, il reste encore la province autonome de la Voïvodine, au Nord de la Serbie. Mais il est peu probable que cette province, peuplée de Serbes et de Hongrois, réclame son indépendance.
Conséquences possibles
Puisque le Kosovo est désormais indépendant, il n'y a dans l'absolu plus aucune raison de refuser cette indépendance à tous les peuples qui la demandent, dans le monde entier : Basques en Espagne par exemple. Mais même, tout simplement, dans les Balkans, où plusieurs régions à majorité serbe pourraient bien être amenées à demander l'indépendance ou/puis leur rattachement à la Serbie :
- Au Kosovo bien sûr, les Serbes pourraient demander de constituer un "état" à l'intérieur du kosovo.
- En Bosnie-Herzégovine, la Republika Srpska (République serbe), pourrait bien elle aussi vouloir former un état indépendant.
Dans les deux cas, si cette indépendance était obtenue, il est évident que les nouveaux pays se rattacheraient ensuite à la Serbie. Il est donc peu probable de voir de nouveaux pays se créer dans les Balkans.
Si vous souhaitez parler de tout ceci, sachez que je viens d'ouvrir un forum, c'est quand même plus pratique que les commentaires : Forum Bosnie et Balkans.
Articles sur le même thème :
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- Religion en Yougoslavie
- Slovénie
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- Macédoine
- Monténégro
Billet suivant dans cette rubrique : Serbie
Commentaires
1. Le dimanche 17 février 2008 à 22:13, par Sasa
Salut dzana je viens de lire ton derniers article et je suis obligé de dire que tu as tort sur un point
"Par la suite, le Kosovo s'est vu peuplé d'Albanais. Depuis des siècles, Serbes et Albanais cohabitent sur ce territoire, si bien qu'il est impossible de trancher et de dire à qui il appartient réellement."
Je t'invite à te renseigner sur un ancien peuple nommer Illyriens tu apprendras que ce sont eux les premiers 'colons' des balkans, or plusieurs tribus se formerai parmis eux les dardanis et les delmatae. Or on sait que dardanis est le peuple qui vit au kosovo c'est a dire les albanais et les delmatea fait surtout penser à la dalmatie. Donc on peut supposer que ses terres ont appartenue en premier au Croate à l'ouest avec les Slovenes et à l'est au albanais. De plus la langue albanaise est appeller 'la langue des anciens Illyriens'. Comme quoi on est presque tous frères aux balkans. xD
Voici mes petit arguments:
fr.wikipedia.org/wiki/Ima...
fr.wikipedia.org/wiki/Ill...
2. Le dimanche 17 février 2008 à 22:15, par Sasa
j'ai oublier de dire encore une chose
"La seule ? Non, il reste encore la province autonome de la Voïvodine, au Nord de la Serbie. Mais il est peu probable que cette province, peuplée de Serbes et de Hongrois, réclame son indépendance."
Qui sait le kosovo a bien obtenue son indépendance peut-être que les hongrois reclamerons leur indépendance un jour lorsqu'ils seront en majorité. Mais bon ce n'est que mon petit délir sa xD
3. Le dimanche 17 février 2008 à 23:40, par Dzana
Salut Sasa,
Pour ton problème de connexion au forum, je t'ai envoyé un mail :)
Merci de poursuivre de préférence sur le forum : www.dzana.net/bosnie/inde...
A bientôt,
Dzana
4. Le lundi 18 février 2008 à 00:51, par Konràd
@ Sasa
Fais attention à tes sources. Wikipedia peut contenir de bonnes choses mais aussi de très mauvaises. Je suis allé voir le contenu sur ce sujet, et il y a des erreurs et l'ordre y est souvent chamboulé.
Pour les hongrois en Voïvodine, il y a très peu de risques.
5. Le lundi 18 février 2008 à 00:52, par Konràd
Tout d’abord merci à toi Dzana pour cet article en ce jour important que l’on soit pour ou contre l’indépendance. L’histoire et les faits sont là et ont été bien énoncé par le maître de ces lieux.
Pour commenter cet article, je rappellerai d’abord quelques précisons historiques et actuelles, mais je m’attacherai d’avantage au caractère juridique de ce problème complexe.
Bien avant ce fait historique déterminant et majeur pour les serbes et le Kosovo, de la bataille du champ des merles, dès le premier millénaire avant notre ère, un peuple plus ou moins nomade, les Illyriens peuplait une grande partie de la région allant de la Slovénie jusque la Grèce. C’est à partir du VI° siècle, cette fois ci de notre ère que les slaves serbes s’installèrent. Très vite pendant la période du Moyen-Age, la Serbie deviendra une puissance dominante dans la région, son territoire englobant largement le Kosovo et ce jusque l’invasion ottomane . Le reste est très bien dit par Dzana. Ce dernier territoire sera peuplé majoritairement de serbes jusqu’au XX° siècle. Les albanais s’y installant de plus en plus pour devenir majoritaire dès la moitié de ce siècle.
Le Kosovo est donc très important pour les serbes et les albanais, il se trouve qu’aujourd’hui il est peuplé majoritairement d’albanais.
Un dernier fait historique mais plus récent, intéressant à noter. Le combat pour l’indépendance devint plus, paramilitaire avec les armes mais civil et par engagement politique. Le Premier ministre du Kosovo Hashim Taci en est un bon exemple en tant qu’ancien de l’UCK.
Venons en au côté juridique. Le droit international est un droit particulier et n’a rien à voir avec le droit interne. Il se compose de sujets : états (Serbie, Albanie…), organisations internationales (ONU, OTAN, UE…). Le droit international tire ses sources des traités, déclarations, décisions, coutumes, principes généraux… Il existe des règles et définitions plus ou moins strictes de ces sujets et des relations entre eux. Le problème avec ce droit, c’est que bien souvent, des décisions ou modifications ont lieu après des situations de facto et non de jure normalement indispensable pour un changement de statut.
L’organisation suprême est la pré-cité Organisation des Nations Unies. C’est elle qui dispose d’un large panel de compétences ou d’arbitrages et ce depuis 1945. Les autres sujet du droit s’engagent à respecter ces règles pacta sunt servanda, et les organisations autres qu’elle aussi.
Ce dimanche 17 février 2008, jour de proclamation d’indépendance « unilatérale » de la part des albanais du Kosovo, nous penche directement sur un problème de droit international.
Cette déclaration d’indépendance ne peut devenir une situation de droit et donc valable qu’après l’accord du Conseil de sécurité. Composé de 15 membres dont 5 permanents, le Conseil ne donnera pas son accord car l’unanimité est exigée. En effet, en posant son veto la Russie ou d’autres encore ne sont pas d’accord avec cette indépendance.
Les pays qui ne la reconnaîtront ou y sont réticents sont : Espagne, Moldavie, Roumanie, Slovaquie, Chypre, Russie, Géorgie…Ils le sont car au sein même de leurs états, existe des régions à tendances indépendantistes. L’indépendance de fait, car non reconnue par l’ensemble de la communauté et unilatérale, crée un état de fait, d’autres l’appelleront « fantoche ». Il faut bien ici, faire la différence entre un statut « légitime » et « légal ». Le Kosovo est aujourd’hui un état de fait, non légal et peut-être légitime.
Dzana a évoqué « le droit des peuples à disposer d’eux mêmes » l’essentiel y est. Ce droit est pendant un certain temps enterré car à éviter, puis il réapparaît et là, peut créer un effet « domino ».
Le droit international, par sa position ambiguë, est souvent contourné et on l’a souvent vu. Comme par exemple la résolution 1244 de l’ONU, qui risque d’être interprétée ou contournée pour que l’OTAN ou l’UE puissent intervenir au Kosovo.
Pour finir, certaines conséquences directes.
Le Voïvodine n’est pas comparable au Kosovo, sa principale minorité, celle des hongrois, ne représente à peine 15% de la population totale de l’ancien « Duché serbe ».
La région du nord Kosovo, celle de Mitrovica avec sa majorité serbe, risque de faire sécession rapidement pour se rattacher à la Serbie.
La République serbe de Bosnie, quant à elle, risque aussi de faire sécession pour un rattachement à la Serbie.
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